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LES BASSARIS, LES BEDIKS, LES CONLAGULS,
LES DIARANKES, LES NIOMINKAS (suite)
- Une autre thèse, soutenue par des
chercheurs, parle de l'expansion Bantia ou Bantou qui
s'est effectuée à partir de l'Afrique
occidentale (Golf de Guinée).
- Enfin, une dernière thèse estime que
les ressemblances morphologiques, les similitudes d'accoutrements
et de traditions laissent penser que les Bassaris auraient
comme ancêtres les Khoïsan d'Afrique du Sud
(khoï : chasseurs et San :
cueilleurs) ou les Zoulous qui font partie des Bantous.
Au XIXème siècle, ils ont fui devant les
Peuls, qui voulaient les islamiser, pour s'installer
dans des collines escarpées.
La société Bassari est matrilinéaire
et structurée en classe d'âge.
Le peuple Bassari pratique l'animisme et les fêtes
et rituels sont nombreux. Une partie du peuple Bassari
est aussi catholique.
Pour les fêtes rituelles, généreusement
arrosées de bière de mil, les hommes se
coiffent de masques de fibres et d'écorce.
Les Bassaris pratiquent les rites d’initiation
des jeunes garçons, pour marquer le passage de
l’enfance à l’âge adulte. Cela
donne lieu, chaque année à de grandes
cérémonies marquées par des chants,
des danses et de grands repas de fête.
- Les Bediks :
Le
peuple Bédik est une ethnie très minoritaire
(quelques milliers de personnes) du Sud-Est du Sénégal,
dans la région de Kédougou (notamment
dans le village d'Iwol). Ils sont apparentés
aux Bassaris.
Ils sont catholiques, mais leur pratique est mêlée
d'animisme (leurs rites ressemblent à ceux des
Bassaris).
Les jeunes sont catholiques, alors que les vieux ont
conservé les rites animistes, même si le
nombre de ces derniers a été diminué
: les Bediks sont passés de 7 fêtes rituelles
à 3 fêtes (circoncision, initiation des
jeunes, fête de fin d'année qui se déroule
au mois de Mai). Les Bédiks, appelés "Tanda",
vivent au sommet des reliefs et collines isolées
qui leurs servent de refuges.
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